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Villes et transition énergétique : le centre de R&D Efficacity livre ses premiers outils

actu-environnement.com

Efficacity, centre de recherche regroupant une trentaine de partenaires publics/privés, livre cette année ses premiers outils destinés à concevoir des quartiers performants et à évaluer les projets urbains.

C’est un institut de R&D dédié à la transition énergétique des villes à nul autre pareil. Implanté à Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne) dans la Cité Descartes, qui accueille plusieurs centres d’expertise et équipements expérimentaux comme une chambre climatique unique en Europe, Efficacity a été lancé en 2014.

Il est nécessaire de mener une évaluation multi-critères des projets d’aménagement urbains à travers des analyses de cycles de vie.

Michel Salem-Sermanet, Efficacity

"L’originalité de ce centre de R&D réside dans le partenariat public/privé et dans son financement à 50% par l’Etat limité à une période de dix ans", explique son directeur général Michel Salem-Sermanet. A quoi il faut ajouter une approche intégrée des différentes problématiques urbaines, là où les autres centres de recherche sont spécialistes de telle ou telle composante du système seulement.
Une trentaine de partenaires publics/privés

Efficacity rassemble une trentaine de partenaires : des énergéticiens (EDF, Engie), des spécialistes de la ville numérique (IBM), de la mobilité (RATP, Transdev, Veolia) et de la construction (Vinci), des sociétés d’ingéniérie (Assystem, Ingérop, Suez, Setec…) et des instituts de recherche (CSTB, Ifsttar, Cerema, IGN…), ainsi que plusieurs universités et écoles d’ingénieurs (Université Paris-Est, Ecoles des Ponts ParisTech, MinesParisTech, ESIEE, ESTP…). Des partenaires au sein desquels l’Institut peut puiser les compétences d’une centaine de chercheurs ou experts, en plus de la trentaine de salariés qu’il emploie.

L’Institut est doté d’un budget annuel de 6 millions d’euros, financé pour moitié par les entreprises partenaires et pour moitié par l’Etat via les subventions de l’Agence nationale de la recherche (ANR) dans le cadre du Programme d’investissement d’avenir (PIA). Mais le tarissement programmé du financement public oblige Efficacity à organiser sa rentabilité au plus tôt. "Tout projet de R&D doit avoir une utilité opérationnelle et donner lieu à la production d’outils achetables par des clients", martèle Michel Salem-Sermanet à ses troupes.

"Deux outils sont d’ores et déjà opérationnels et une dizaine sont en cours de validation", explique ce dernier. Ces outils relèvent de trois champs de compétences de l’Institut : la conception de systèmes énergétiques à l’échelle d’un quartier, la conception de projets immobiliers performants et l’évaluation de la performance des projets urbains. Auxquels viendront s’ajouter dans un deuxième temps des solutions liées à l’internet des objets avec notamment l’équipement en capteurs des espaces urbains.

Optimisation énergétique de pôles urbains complexes

Efficacity met au point des outils d’aide à la conception du système énergétique d’un quartier tenant compte de la mobilisation de l’énergie fatale disponible (outil Recov’Heat), de la mobilisation de technologies innovantes comme la micro-cogénération ou encore de l’optimisation énergétique de pôles urbains complexes tels que les gares. L’Institut va ainsi installer deux démonstrateurs microgrid sur deux gares RATP à partir de l’été prochain. Il mène également des études sur les futures gares du Grand Paris Express pour la Société du Grand Paris (SGP), dont celle de Noisy-Champs (Seine-Saint-Denis) pour laquelle il est prévu de faire appel à la géothermie pour chauffer ou rafraîchir la gare mais aussi revendre l’énergie aux bâtiments voisins.

En ce qui concerne la conception d’îlots performants, Efficacity travaille notamment sur l’optimisation énergétique des bâtiments et l’optimisation spatiale des programmes immobiliers, avec des partenariats établis avec Grand Paris Aménagement ou l’Agence parisienne du climat.

Quant à l’évaluation urbaine, le centre développe des outils permettant de dire où se situent les enjeux d’un projet d’aménagement dans une approche globale. "Il est nécessaire de mener une évaluation multi-critères des projets d’aménagement urbains à travers des analyses de cycles de vie", explique Michel Salem-Sermanet. A la consommation d’énergie d’un quartier en phase d’exploitation s’ajoute en effet celle liée à la construction des bâtiments et des voiries, ainsi que celle liée à la mobilité induite par le projet d’aménagement, illustre-t-il.

Ces travaux intéressent beaucoup d’acteurs, assure le directeur d’Efficacity, qui cite l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru), la Société du Grand Paris, la Caisse des dépôts ou encore des aménageurs comme Paris-Saclay ou l’établissement d’aménagement de La Défense. De quoi envisager plus sereinement le couperet de 2024.

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