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Solidarité et partage des richesses pour la biodiversité - Claude Dumont, président fondateur de la fondation Humus

Campagnes et Environnement / Damien Raison

Claude Dumont, président fondateur de la fondation Humus

La fondation Humus, fonds pour la biodiversité a été créée en 2011. Son fondateur et président, Claude Dumont, en présente les domaines d’action.

Campagne et Environnement : D’où vous est venue l’idée de créer cette fondation ?

Claude Dumont  : L’an dernier, j’ai cédé mon activité d’organisateur de salon : Marjolaine, Vivre autrement, Santé autrement…. Avec ma famille, nous avons décidé d’utiliser les revenus de capitalisation du résultat de cette vente dans le cadre d’un fonds de dotation destiné à soutenir des projets de préservation des écosystèmes. Notre engagement de départ était motivé par le constat de la destruction des forêts primaires et notre volonté de lever suffisamment de fonds pour limiter cette déforestation.
Claude Dumont, président fondateur de la fondation Humus

C&E : Votre appui n’est-il que financier ?

C.D. : Nous travaillons en interactivité avec les collectifs et les associations que nous soutenons. Nous prenons part aux actions.
Les seuls fonds de notre fondation ne sauraient être suffisants. Nous œuvrons donc également à trouver d’autres moyens, d’autres partenariats.
Enfin, nous appuyons les dossiers de par nos relations. Le travail en réseau avec les scientifiques, les chercheurs et les entreprises est important. Aussi, dernièrement nous avons rencontré des sénateurs pour échanger sur l’urgence à préserver la biodiversité.

C&E : Quels sont les principaux dossiers agricoles que vous accompagnez ?

C.D. : En France, la situation des cours d’eau nous préoccupe. C’est notamment le cas pour les rivières comtoises qui pâtissent d’une dérive de l’agriculture liée aux productions du fromage Comté et de la saucisse de Morteau. En milieu karstique, la pollution des sols par les lisiers se retrouve dans les rivières. Le fonds Humus accompagne donc le Collectif SOS Loue et Rivières Comtoises en apportant un soutien financier et de compétences (création d’un site internet, secrétariat, organisation de manifestation…).
Notre fondation apporte également son soutien au Collectif des amis de la Sélune. Nous suivons en effet avec intérêt l’arasement de barrages sur la Sélune, en baie du Mont-Saint-Michel, permettant une continuité écologique.
Enfin, ponctuellement, nous avons aidé la Ferme Sainte Marthe, spécialiste de la production de semences bio située en Anjou, de Philippe Desbrosses. Mais nous souhaitons à l’avenir favoriser plus largement les personnes souhaitant s’installer en agriculture biologique et pérenniser les fermes existantes.

C&E : Votre action se limite-t-elle à l’hexagone ?

C.D. : Le fonds Humus se mobilise pour la préservation de l’ours de Gobi en Mongolie. Nous venons ainsi de financer un film, pour sensibiliser à la nécessité d’élaborer un plan de sauvetage de cet ours.
Dans la même région, nous nous intéressons également à la situation de l’élevage caprin. En effet, l’engouement croissant actuel des occidentaux pour la laine cachemire entraine un surpâturage et par conséquence une progression du désert de Gobi. Le fonds Humus finance donc une étude de faisabilité sur la création d’une filière de cachemire durable et équitable avec une coopérative locale et les paysans.

Les domaines d’action sont nombreux. Globalement, le Fonds Humus se veut un accélérateur de projets et de solutions pour l’environnement.

Voir en ligne : http://www.campagnesetenvironnement.fr
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