
© laurent hamels
Lors d’une conférence à Paris, le professeur Richard Wilkinson a développé une théorie originale selon laquelle la qualité de l’environnement social détermine le succès des politiques de développement durable.
Spécialiste d’épidémiologie sociale, le professeur Wilkinson est co-auteur, avec Kate Pickett, d’un essai qui a fait sensation en Grande-Bretagne et dans le monde anglo-saxon, Pourquoi l’égalité est préférable pour tout le monde. Les auteurs s’y interrogent sur le contraste entre le succès matériel de nos sociétés et leurs échecs sociaux : tout le monde a un lecteur de DVD, tout le monde mange à sa faim, et pourtant les inégalités se creusent. Définies par les écarts de revenus, les inégalités sont sensibles dans les pays riches, Etats-Unis et Portugal en tête. Plus les pauvres sont pauvres, plus les riches sont riches, plus la sensation d’insécurité se renforce au sein d’une société, aussi développée soit-elle. C’est ainsi que les pays les plus égalitaires en termes de revenus, tels que le Japon, la Suède, la Norvège ou la Finlande, sont aussi ceux où le taux de confiance mutuelle est le plus élevé. Les pays où l’on vit le mieux sont les plus homogènes, car l’égalité est un rempart contre les frustrations sociales.
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