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Les bibliothèques, centres urbains de création

Thot

L’adaptation est une façon de subsister dans un environnement en constant changement. Les bibliothèques en sont de bons exemples. Durant une longue période, elles ont été les gardiennes urbaines des livres. Puis est arrivé l’Internet, une nouvelle plateforme où se déversait le savoir. Au lieu de prendre la technologie pour ennemi, les institutions ont acquis cette technologie et l’ont offerte à ceux ne la connaissant pas ou ne pouvant se la permettre. Puis, Internet s’est démocratisé et la plupart des foyers y ont aujourd’hui accès.

Alors, quelle est la prochaine évolution des bibliothèques ? Il semble que leur avenir passe par la création, en particulier celle initiée par les enfants

Des espaces urbains de création

Il s’agit en tout cas de la tangente que prennent les établissements nord-américains. En effet, pour certains, cela serait l’avenue la plus logique pour les bibliothèques. Elles sont de plus en plus nombreuses à offrir différents éléments et activités afin de stimuler la créativité des enfants ou des familles.

Par exemple, le L.E. Phillips Memorial Public Library a mis en place l’espace Dabble Box. À l’intérieur de cet espace de création, on y trouve une imprimante 3D, un coupe-vinyle, des Lego Mindstorms et d’autres robots à programmer, ainsi que des appareils plus quotidiens comme des machines à coudre, de la laine et des éléments d’artisanat. La bibliothèque pense éventuellement proposer des kits pour apprendre le tricot, le codage, la musique, etc. Le but de la manœuvre était d’ajouter cet aspect créatif à la bibliothèque afin qu’elle devienne un lieu de socialisation, d’apprentissage et d’expérimentation.

Dans le même style, l’établissement Charlotte Mecklenburg propose l’Idea Box, un espace de fabrication avec des équipements similaires incluants imprimantes 3D, entre autres. Il y a également un autre lieu de création appelé Studio i qui offre à tout le monde la possibilité de créer àl’aide de moyens d’expression variés que ce soit par l’animation, des vidéoclips, du dessin, de la robotique. Lieu destiné aux familles et aux adolescents, ils peuvent ainsi filmer de faux bulletins météorologiques, enregistrer des baladodiffusions ou des animations qu’ils peuvent amener chez eux et partager par la suite. La bibliothèque a même mis en place des studios satellites pour tous les âges afin de créer du contenu numérique. Il suffit d’apporter une clé USB pour conserver ses créations. Des services que l’on peut retrouver aussi dans la bibliothèque publique de Washington D.C. avec de multiples studios de fabrication, d’audiovisuel et de restauration d’archives personnelles et familales.

D’autres bibliothèques vont promouvoir leur côté plus artistique et reposant. Par exemple, celle de Madison dans le Wisconsin propose à ses visiteurs le « Bubbler ». L’institution se veut une bulle, un espace de retrait où l’on peut profiter d’un peu de calme. De plus, des ateliers d’écriture et artistiques sont offerts aux jeunes et moins jeunes afin de développer leur créativité. La bibliothèque offre aussi une aire de fabrication où se fabriqueront des marionnettes avec des chaussettes et où les enfants expérimenteront les circuits électriques avec des bananes.

Les livres seraient-ils oubliés ?

Avec tout ça, on en serait presque à oublier la notion de livres dans une bibliothèque. Et pourtant, les deux aspects ne sont absolument pas incompatibles. Au contraire, rien n’empêche de créer des activités de création liées à la narration. La bibliothèque d’État de la Caroline du Nord avait mis en place en 2014 différentes activités où les enfants pouvaient créer des histoires. Par exemple, en usant des marionnettes, en composant de la musique, en concevant de petits films ou en utilisant des iPad. En effet, la technologie permettait, avec des applications spécifiques, de raconter de courtes histoires en dessinant. La bibliothèque nationale de Nouvelle-Zélande utilise aussi les livres pour susciter de la création et faire comprendre aux jeunes les différentes parties d’une histoire.

Enfin, le classement des livres lui-même peut devenir une activité créatrice sans utiliser d’ateliers. Ces élèves ont été invités à créer des sections dans la bibliothèque de l’école qui n’étaient pas basés sur les classiques genres. Ici, les adolescents ont proposé de très intéressantes catégories : « Livres qui ont résisté au passage du temps », « Ce que le reste du monde lit », « De l’écrit à l’écran », etc. Ils ont aussi participé à la mise en place des livres pour créer un milieu de lecture qui leur donnera envie de bouquiner. Une activité scolaire qui pourrait peut-être intéresser celles municipales qui pourraient renouveler leurs sections littéraire jeunesse.

Voir en ligne : http://cursus.edu/dossiers-articles...
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