Global et Local

Internet - L’Etat devrait subventionner les FAI pour garantir la continuité numérique en outre-mer

localtis - caisse des depots

La "continuité territoriale numérique dans les outre-mer" va faire l’objet d’un appel à projets spécifique au sein de l’action "Développement de l’économie numérique", financée par le programme d’investissements d’avenir (PIA) et le plan France Très Haut Débit. L’approbation du cahier des charges a été publiée au Journal officiel le 11 mai. Tout comme sur le terrain des transports, des postes, ou encore de l’approvisionnement énergétique, l’outre-mer fait en effet face à des enjeux d’égalité d’accès en termes de numérique. L’Etat souhaite optimiser la fréquentation des câbles sous-marins qui relient les territoires d’outre-mer aux places fortes de l’internet mondial, en subventionnant leurs droits d’usage.

Le déploiement de la fibre optique ne concerne pas seulement l’Hexagone. Collectivités et opérateurs s’activent en outre-mer pour apporter le FttH dans les agglomérations. L’île de la Réunion bénéficie même d’un dynamisme concurrentiel rare, avec la présence d’Orange et Océinde, proactifs dans les déploiements.
Cependant, pour exploiter à plein le potentiel de la fibre optique et satisfaire aux nouveaux usages numériques des habitants et des professionnels, l’outre-mer fait face à un enjeu bien plus prégnant qu’en métropole : l’utilisation de câbles de fibre optique sous-marins de haute capacité, pour faire transiter toutes les données de l’internet local vers l’Europe et l’Amérique. Or, ces installations sont parfois coûteuses et sous-dimensionnées. D’où des performances moindres pour les internautes ultra-marins, mais aussi des prix souvent plus élevés.

Depuis au moins trois ans et demi, l’Etat et les collectivités locales travaillent à des montages pour réduire cette fracture numérique. Certaines collectivités avaient envisagé de construire des câbles sous-marins à financement public pour pallier le problème. En Polynésie, c’est cette solution que l’autorité locale semble retenir. L’Etat, pour sa part, préfère s’appuyer sur les initiatives privées. Orange a par exemple récemment annoncé la mise en place sur fonds propres d’un câble sous-marin reliant la Guyane, la Martinique et la Guadeloupe, avec une capacité de 5Tb/s.
L’Etat a décidé d’agir, en concertation avec les collectivités locales, sur le terrain de l’utilisation à pleine capacité des câbles sous-marins. D’où le lancement d’un appel à projets à destination des fournisseurs d’accès internet, au sein du plan France THD. "Notre intention est de subventionner l’achat de capacités supplémentaires sur les câbles sous-marins", confirme à Localtis Antoine Darodes, directeur de l’Agence du numérique. "Pour les territoires ultra-marins disposant déjà de deux câbles construits ou en projet, une subvention pour leur adjoindre un troisième ne nous semble pas nécessaire. En revanche, encourager l’usage des câbles existants appellera peut-être un surcroît d’investissement privé, et de nouveaux projets d’infrastructures". Derrière l’action des acteurs publics, une préoccupation : éviter un effet de goulot d’étranglement, quand le très haut débit aura pénétré parmi les usagers en outre-mer. On devrait en savoir un peu plus, et pouvoir consulter l’intégralité du cahier des charges de l’appel à projets, après les changements gouvernementaux de la semaine prochaine.

Voir en ligne : http://www.caissedesdepotsdesterrit...
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