Global et Local

De la décroissance heureuse…

De récents travaux prospectifs pour les compagnons du devoir et du Tour de France, section maçonnerie ont permis d’aboutir un scenario de décroissance heureuse.
Ces mots qui semblent ne pas fonctionner ensemble semblent cependant présenter une réelle signification. Ce scenario invite à changer sa vision par rapport à nos logiques de vie actuelle.

On dit parfois que le bonheur est d’avoir envie de ce que l’on a. Ce scenario est en quelque sorte la traduction prospective de cet adage.

Les déclencheurs de ce scenario ont été identifiés comme étant les suivants :
• Hausse du coût de l’énergie
• Prise de conscience de l’avenir de la planète
Priorité à l’innovation
Réintégration du bon sens et des techniques ancestrales
Faire mieux avec moins

• Limite du système social – les 30 glorieuses c’est terminé
Modification du système
• Vieillissement de la population
• Attentes des nouvelles générations
Donner du sens
Exister en tant qu’Homme

• Retour de balancier
• Décroissance sans pour autant baisser le niveau de vie.
• Hausse de la démographie (natalité, espérance de vie, migration (climatique))
• L’UE est régulatrice et fonctionne bien
• Le monde n’a pas de frontière

Dans ce scenario donc, c’est la décroissance ! Les acteurs doivent se serrer les coudes et trouver des solutions locales ensemble. Le marché revient aux fondamentaux, mais intègre le digital. Le développement durable est un véritable levier économique. Le poids réglementaire est réel, mais constitue une réelle opportunité pour le marché et le tire vers le haut. Ce n’est pas pour autant que les solutions mises en œuvre sont sophistiquées, le marché recherche des services basiques efficaces.

Mauricio Pallante, chantre du concept, le décrit comme suit : « La décroissance est un concept opposé à celui de la croissance. En économie, la croissance est mesurée par rapport à l’augmentation du Produit Intérieur Brut (PIB), celui-ci étant associé au bien-être d’une population : si le PIB augmente, il y a croissance économique et la population est donc sensée mieux se porter. C’est un leurre. Pourquoi ? Prenons l’exemple de la production d’objets ne nous servant pas : le PIB augmente sans pour autant augmenter notre bonheur. Par contre, l’échange des services à travers les banques du temps (Par exemple, Jean répare les chaussettes de Paul en échange de quoi celui-ci répare son ordinateur, ndlr ) ou l’autoproduction de biens (fruits, légumes, pain, yaourt, ndlr) n’entraîne pas une augmentation du PIB, alors la société y gagne en bien-être. Contrairement à ce que la croissance nous impose, ce dont nous avons besoin pour vivre n’est pas nécessairement marchand. La décroissance promeut la production et à la consommation de biens et services, pas forcément marchands et ne faisant pas toujours augmenter le PIB, mais qui améliorent nos conditions de vie et respectent l’environnement. »

Voila le véritable changement de paradigme, le bonheur n’est pas dans le PIB !

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