
Cela devait arriver, dimanche dès 18h30, les premiers résultats partiels étaient disponibles sur le Web et notamment sur Twitter où la communauté s’en est donnée à cœur joie.
Dès dimanche, le Parquet de Paris a annoncé avoir ouvert une enquête concernant la publication d’estimations ou de résultats partiels de l’élection présidentielle avant l’heure officielle de 20h.
Sont accusés d’avoir brisé l’embargo : l’AFP, deux médias belges, un média suisse, un site Internet basé en Nouvelle-Zélande et un journaliste belge qui aurait tweeté les estimations.
La commission des sondages, qui a saisi le Parquet de Paris, a indiqué avoir reconnu des « faits délictueux » concernant les publications de l’AFP ce dimanche. Dans une dépêche marquée « Urgent », envoyée à ses abonnés à 18h46, l’Agence France Presse divulguait les résultats des deux candidats en tête du scrutin.
L’AFP soutient avoir agi au nom du droit à la concurrence. Malgré son statut d’agence internationale, l’AFP était légalement contrainte de ne pas divulguer les résultats, quand ses principaux concurrents (Reuters par exemple) étaient libres d’agir à leur aise.
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