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Etats généraux de l’alimentation : demandez le programme !

Les États généraux de l’alimentation, qui démarrent demain à Paris, se déclineront via une consultation publique par internet et une série de 14 ateliers thématiques jusqu’en novembre. Au total, ces États généraux réuniront, outre l’État -via 11 ministères pilotés par celui de l’Agriculture- le monde associatif, les acteurs économiques, des élus, des experts pour une « mise à plat » générale.
Le Premier ministre, Édouard Philippe, lancera deamin la journée et les travaux, qui seront clôturés par le président de la République en soirée. Quatre ministres interviendront : Stéphane Travert pour l’Agriculture, décrira la situation économique des filières alimentaires françaises, la ministre de la Santé Agnès Buzyn, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire et le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot s’exprimeront.

Le même jour, débutera une consultation publique sur une plate-forme participative (egalimentation.gouv.fr) où chaque citoyen est invité à s’exprimer, avec des questions renouvelées au fil des semaines pour nourrir le débat en cours. Le but affiché est de favoriser la mise en place d’une chaîne de production plus durable et plus équitable, une consommation plus saine, plus sûre et plus respectueuse de l’environnement et de concilier la compétitivité internationale de la production agro-alimentaire avec le respect des enjeux sociétaux.

Des ateliers, entre fin août et mi-novembre, réuniront des représentants des agriculteurs, des industriels, des distributeurs, mais aussi des ONG de l’environnement et du caritatif, ou des associations de consommateurs autour de deux thèmes : la création et la répartition de la valeur et la promotion d’une alimentation saine, sûre, durable et accessible à tous.
Dans la première série, trois ateliers sur sept seront dédiés à la répartition de la valeur. Les participants, une quarantaine environ dans chaque atelier, plancheront sur la manière de rendre les prix d’achat des produits agricoles plus rémunérateurs, d’adapter la production agricole aux besoins des marchés et d’améliorer les relations commerciales et contractuelles entre les producteurs, les transformateurs et les distributeurs.

Fin septembre, un premier bilan sera tiré dans l’espoir d’avoir trouvé des solutions concrètes pour pacifier les relations entre producteurs et distributeurs. Juste à temps pour espérer peser sur le round annuel de négociations tarifaires entre industriels et distributeurs, qui s’ouvre tous les ans en octobre. De début octobre à fin novembre, six autres ateliers sont programmés autour de la sécurité alimentaire, la santé, la lutte contre le gaspillage, la transition écologique et solidaire de l’agriculture, la lutte contre l’insécurité alimentaire et le renforcement de l’attractivité des métiers de l’agriculture.

Un dernier atelier transversal devra déterminer quels investissements, quel accompagnement technique, quelle recherche seront nécessaires pour une meilleure performance environnementale, sanitaire, sociale et économique. Avec en ligne de mire la répartition des 5 milliards d’euros du plan de modernisation de l’agriculture promis par Emmanuel Macron durant la campagne.
Une synthèse des ateliers et de la consultation publique devrait être publiée à la mi-décembre, selon le ministère de l’Agriculture. (AFP)

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